La réponse courte. En print on demand, deux techniques font l’essentiel du travail : le DTG, qui imprime l’encre directement dans un t-shirt en coton, et le DTF, qui transfère à chaud un film imprimé et passe sur presque tous les tissus. La broderie sert aux logos et aux pièces plus haut de gamme, la sublimation aux vêtements en polyester clair imprimés sur toute leur surface. Le flex se trouve chez certains imprimeurs comme Tunetoo. La sérigraphie, elle, reste la technique des séries : elle n’est pas faite pour un t-shirt commandé à l’unité.
Le comparatif
| Technique | Principe | Tissus | À l’unité ? | Utilisée par |
|---|---|---|---|---|
| DTG (impression numérique directe) | L’encre est projetée dans le tissu, comme une imprimante jet d’encre | Coton, au moins 50 % chez Printful | Oui | Printful, Printify, Gelato, Tunetoo |
| DTF (transfert de film) | Le motif est imprimé sur un film, puis pressé à chaud sur le vêtement | Coton, polyester, mélanges | Oui | Printful (DTFlex), Printify, Gelato pour certaines zones |
| Sublimation | L’encre passe à l’état de gaz sous la chaleur et teint la fibre | Polyester clair uniquement | Oui | Printful, Printify (all-over), Tunetoo |
| Broderie | Une machine coud le motif avec du fil | Tissus épais : sweats, polos, casquettes | Oui, plus cher | Printful, Printify, Gelato, Tunetoo |
| Flex | Un film fin est découpé, échenillé, puis pressé à chaud | Coton, polyester, mélanges | Oui | Tunetoo |
| Flocage (flock) | Un film couvert de fibres courtes est découpé et pressé à chaud | Coton, polyester, mélanges | Oui | Ateliers de marquage |
| Sérigraphie | L’encre passe à travers un écran, un écran par couleur | Coton, mélanges, certains synthétiques | Non, réservée aux séries | Ateliers de sérigraphie |
Informations relevées le 27 octobre 2026 sur les pages officielles des imprimeurs et des fabricants cités en sources.
Le DTG, la base du print on demand
Comment ça marche. Le DTG (direct to garment) fonctionne comme une grande imprimante jet d’encre : la tête d’impression dépose l’encre directement sur le t-shirt, puis une presse à chaud la fixe. Aucun écran, aucun film : on peut imprimer un seul exemplaire, en autant de couleurs que l’on veut, photos et dégradés compris.
Quels tissus. Le coton avant tout. Printful indique que les produits 100 % coton donnent les meilleurs résultats et que le DTG ne fonctionne que sur des matières contenant au moins 50 % de coton. Sur un mélange riche en synthétique, l’impression tient moins bien et paraît plus terne.
Tenue et toucher. L’encre pénètre dans les fibres au lieu de rester en surface : le t-shirt reste souple et agréable à porter. Printful précise que l’impression ne craquelle pas avec le temps. Les couleurs peuvent en revanche perdre un peu d’éclat après de nombreux lavages.
Chez nos imprimeurs. C’est la technique standard de Gelato, de Printful et de Printify sur les t-shirts en coton. Tunetoo facture l’impression numérique 3,33 € HT en print on demand. Printful n’impose aucun minimum de commande : on peut commander une seule pièce.
Le DTF, pour presque tous les tissus
Comment ça marche. Le DTF (direct to film) imprime d’abord le motif sur un film transparent. On le saupoudre d’une poudre adhésive, on le chauffe, puis une presse le colle sur le vêtement. Une fois refroidi, le film support est retiré.
Quels tissus. C’est son grand atout : coton, polyester, molleton, mélanges. Le choix du tissu change peu le résultat, là où le DTG demande du coton.
Tenue et toucher. Le motif est lisse et un peu élastique. Printful le décrit comme très résistant au lavage, sans décoloration ni craquelure. Le DTF classique peut garder un aspect légèrement plastique au début, que Printify mentionne aussi. Printful a développé sa propre version, DTFlex, qu’il présente comme sans couche de colle visible, avec des détails plus nets et des couleurs plus vives.
Chez nos imprimeurs. Printful (DTFlex) et Printify proposent le DTF. Gelato l’utilise dans certains pays seulement, pour les impressions à l’intérieur du col et sur les manches.
La sublimation, pour le polyester clair
Comment ça marche. Le motif est imprimé sur un papier spécial avec des encres de sublimation. Sous la presse, la chaleur transforme l’encre en gaz, qui pénètre dans les fibres du tissu. L’encre fait alors partie du textile : rien ne dépasse au toucher.
Quels tissus. Uniquement le polyester, ou des tissus à forte part de polyester, et de couleur claire. Les encres sont transparentes : sur un t-shirt noir, elles ne se voient pas. Un t-shirt en coton ne convient pas.
Tenue et toucher. Excellente : comme l’encre est dans la fibre, l’impression ne pèle pas et ne s’écaille pas. Le toucher est celui du tissu lui-même.
Chez nos imprimeurs. C’est la technique des vêtements imprimés sur toute leur surface (all-over print) chez Printful et Printify. Tunetoo facture la sublimation 3,33 € HT. Gelato ne la propose pas encore.
La broderie, pour un rendu haut de gamme
Comment ça marche. Ici, on n’imprime pas : une brodeuse coud le motif dans le tissu avec du fil de couleur. Le fichier doit d’abord être « digitalisé », c’est-à-dire traduit en points de couture.
Quels tissus. Les tissus épais qui supportent les points : sweats, polos, vestes, casquettes, sacs. Printify la conseille aussi pour les coupes classiques.
Tenue et toucher. Très résistante, avec du relief. En broderie standard, Printful propose jusqu’à six couleurs de fil choisies parmi quinze, et une broderie multicolore à part pour les dégradés.
Chez nos imprimeurs. Printful brode sur 230 produits sans minimum de commande. Printify et Gelato la proposent aussi. Chez Tunetoo, la broderie (10 x 10 cm maximum) coûte 5,83 € HT, la technique la plus chère de sa grille.
Flex et flocage : ce que veulent dire les mots
En France, on entend « flocage » partout : un maillot floqué, un t-shirt floqué à son prénom. Dans le langage courant, le mot désigne souvent n’importe quel lettrage ou motif découpé et posé à la presse à chaud. Les professionnels distinguent pourtant deux matières.
Le flex est un film fin, souvent en polyuréthane, au rendu lisse. Un traceur le découpe, on retire l’excédent à la main (l’échenillage), puis on le presse à chaud. C’est la technique classique des noms et numéros sur les maillots.
Le flocage au sens strict (on parle aussi de flock) consiste à fixer des fibres courtes sur un support recouvert d’adhésif : c’est la définition du Larousse et de l’Office québécois de la langue française. Le résultat est doux et velouté. Le fabricant Siser décrit ainsi son film flock comme doux au toucher, avec un effet velours et un léger relief.
Tissus et tenue. Les deux se posent sur le coton, le polyester et leurs mélanges. Ils conviennent aux motifs simples, en aplats de couleur : textes, logos, numéros. Pas de photo ni de dégradé.
À l’unité ? Oui, il n’y a pas d’écran à préparer. Chez Tunetoo, le flex coûte 4,17 € HT, avec 3 à 7 jours de production en moyenne, comme la broderie. Printful, Printify et Gelato ne le mettent pas en avant dans leurs techniques d’impression pour t-shirts.
La sérigraphie, la technique des séries
Comment ça marche. On prépare un écran (un pochoir sur un cadre de maille) pour chaque couleur du motif. L’encre est poussée à travers l’écran avec une raclette, couleur par couleur, puis séchée.
Quels tissus. Coton, mélanges, et certains synthétiques.
Tenue et toucher. Printify la classe parmi les impressions les plus résistantes : elle ne craquelle pas et ne se décolore pas.
À l’unité ? Non. Préparer les écrans coûte cher. Ce coût ne s’amortit que sur des dizaines ou des centaines de t-shirts identiques. Printful explique que c’est justement ce qui rend la sérigraphie peu pratique pour des pièces uniques. Gelato indique ne pas la proposer, et elle ne figure pas dans les techniques de Printify. Pour un premier test de design, passez par le DTG ; la sérigraphie devient intéressante quand vous commandez un lot en avance, pour un événement ou un stock.
Quel choix pour une boutique POD
- Un t-shirt en coton, design en couleurs ou photo : le DTG, chez n’importe quel imprimeur du comparatif des sites de print on demand.
- Un tissu en polyester, un sweat en molleton, beaucoup de détails : le DTF, par exemple le DTFlex de Printful (voir notre avis sur Printful).
- Un vêtement imprimé de bord à bord : la sublimation, sur polyester clair.
- Un logo sur un sweat, un polo ou une casquette : la broderie, pour un rendu plus haut de gamme qui justifie un prix de vente plus élevé.
- Un prénom, un numéro, un texte simple : le flex, proposé par Tunetoo qui produit en France.
- Cent t-shirts identiques d’un coup : demandez un devis à un atelier de sérigraphie.
Quelle que soit la technique, le fichier compte autant que la machine. Le DTG et le DTF demandent un PNG en haute résolution à fond transparent. La broderie, le flex et la sérigraphie préfèrent des formes nettes et peu de couleurs, idéalement un fichier vectoriel : voir comment vectoriser une image. Pour le reste de la méthode, de la niche à la mise en vente, suivez notre guide pour créer un t-shirt personnalisé. Et commandez toujours un échantillon : c’est le seul moyen de juger le toucher et la tenue des couleurs avant vos clients.
Vous cherchez un imprimeur français tout en un ? Voir aussi notre avis sur TPOP.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre le flocage et le flex ?
Au sens strict, le flocage consiste à fixer de courtes fibres textiles sur un adhésif : le résultat est doux et velouté. Le flex est un film fin découpé puis pressé à chaud, au rendu lisse. Dans le langage courant, on dit souvent « flocage » pour tout lettrage posé à chaud, flex compris.
Vaut-il mieux choisir la sérigraphie ou le DTG ?
La sérigraphie est rentable pour une série de t-shirts identiques, car chaque couleur demande un écran à préparer. Le DTG n'a pas de frais de mise en route et imprime dès un exemplaire, ce qui en fait la technique de base du print on demand sur coton.
Le DTF est-il mieux que le DTG ?
Ils se complètent. Le DTG imprime l'encre dans un tissu en coton et reste souple. Le DTF transfère un film imprimé et fonctionne sur le coton, le polyester et les mélanges. Printful présente son DTF maison, DTFlex, comme le meilleur choix pour les détails fins et les tissus autres que le coton.
Combien coûte une broderie sur un t-shirt en print on demand ?
Chez Tunetoo, la broderie (10 x 10 cm maximum) est facturée 5,83 € HT, contre 3,33 € HT pour l'impression numérique DTG, selon les tarifs relevés le 27 octobre 2026. C'est la technique la plus chère de sa grille.
Sources
- Printful, impression DTG
- Printful, impression DTF (DTFlex)
- Printful, DTG ou DTF
- Printful, broderie personnalisée
- Printful, les types d'impression de t-shirt
- Printful, impression all-over (AOP)
- Printify, les types d'impression de t-shirt
- Gelato, vendre des vêtements et accessoires textiles
- Tunetoo, print on demand
- Tunetoo, FAQ print on demand
- Larousse, définition de flocage
- Office québécois de la langue française, flocage (finition textile)
- Siser, StripFlock Pro (flock thermocollant)